Marielle de Sarnez invitée de C. Barbier, le 9 janvier, sur Itélé.

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Interrogée sur la proposition d’Eurotunnel, d’investir dans la location des navires SeaFrance pour maintenir l’activité de l’entreprise, Marielle de Sarnez a salué « une logique industrielle », mais déploré que « ce genre de dénouement arrive toujours, comme ça, au dernier moment ».

Selon elle, cette situation pose un problème de fond : « C’est toujours au dernier moment qu’on s’aperçoit qu’une société est proche de fermer ses portes. Il faut un changement profond de comportement de la part de certains acteurs. Il devrait y avoir des alertes pour qu’on puisse réfléchir à une cohérence économique, avant que la situation ne devienne problématique », a-t-elle pointé.

Marielle de Sarnez a par ailleurs déploré un « dialogue social qui ne fonctionne pas de façon satisfaisante en France ». « François Bayrou, dans le cadre de la campagne présidentielle, rencontrera les syndicats. Nous avons devant nous l’obligation de redressement du pays. Nous devrons pour cela construire un meilleur dialogue social, préalable indispensable à toute prise de décisions économiques », a-t-elle conclu.

« Les nouveaux soutiens sont une bonne chose, ils démontrent notre dynamique de rassemblement »

L’eurodéputée a également commenté la tribune de Philippe Douste-Blazy publiée lundi dans le journal Le Monde, où il annonce rejoindre François Bayrou. Selon elle, le co-fondateur de l’UMP, a constaté « l’échec » de ce parti. Il s’agit « d’un soutien, et non d’un ralliement », a-t-elle souligné. « Il y a dans une campagne électorale potentiellement de très nombreux soutiens qui viennent. C’est bien, ça prouve que la campagne marche », a-t-elle dit. « Nous sommes heureux de les accueillir. Mais ça ne doit pas changer d’un iota la cohérence de François Bayrou et ça ne la changera pas », a-t-elle précisé.

Concernant Christine Boutin, qui a évoqué la possibilité de soutenir le député des Pyrénées-Atlantiques si elle n’obtient pas ses parrainages, Marielle de Sarnez s’est interrogée : « Je ne sais pas si c’est au fond sincère ou si c’est pour relancer des négociations avec Nicolas Sarkozy ».

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par , mardi 10 janvier 2012

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