Il est possible d’allier générosité et efficacité

assoc
François Bayrou est allé à la rencontre des bénévoles,mardi 27 décembre, dans le Val-de-Marne.C’est aux côtés de Dominique Versini, co-fondatrice du Samu Social et ancienne secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion, que François Bayrou est arrivé peu après 9 heures à l’atelier d’insertion « Le potager de Marianne », à Rungis dans le Val-de-Marne.Cette association collecte des produits consommables du Marché d’Intérêt National (MIN) de Rungis, invendus et destiné à être jeté ou mis en compost, pour les redistribuer dans les réseaux des Restos du Cœur, du Secours Populaire ou encore de la Croix Rouge. »Il faut encourager ces initiatives concrètes et pratiques, vers lesquelles les personnes confrontées à une profonde détresse peuvent se tourner.
Sans ces réponses de solidarité, où les gens se serrent les coudes, les plus démunis d’entre nous se sentiraient vraiment abandonnés », a-t-il souligné. « D’une part, vous apportez des fruits et légumes frais chaque jour aux personnes en difficulté, d’autres part vous faites pour cela travailler des personnes en voie de réinsertion, qui obtiennent à terme un CDD ou un CDI », a-t-il salué.À 10 h 30, le candidat à la présidence de la République s’est rendu à l’épicerie sociale « Sol’EPI », située à Chevilly-Larue.
Les clients de cet établissement peuvent s’y approvisionner en produits de consommation courante en ne payant que 10 à 20 % du prix réel. Ils y trouvent aussi des ateliers d’échanges de savoirs et des interventions de travailleurs sociaux sur différents thèmes tels que le budget ou la santé.
« Tout ça, simplement par l’imagination, la bonne volonté et la solidarité des associations, l’État qui les aide naturellement ainsi que les entreprises privées qui ont leur rôle à jouer », a-t-il souligné.Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, qui était aussi accompagné de Guillaume Bapst, directeur de l’Andes (le réseau des épiceries solidaires), ces initiatives et ces expérimentations en matière de solidarité doivent être soutenues et valorisées. « La solidarité est un levier efficace, qui ne nécessite que la bonne volonté des gens. Nous devons inventer une société nouvelle, où les initiatives individuelles et associatives sont davantage encouragées et aidées. Elles coûtent souvent beaucoup moins cher qu’une action de l’État. Elles démontrent que l’on peut allier la générosité et l’efficacité », a-t-il pointé avec conviction.
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par , mercredi 28 décembre 2011

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