PSA et la Franche-Comté

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Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a reçu Philippe Varin, PDG de PSA, jeudi soir, à l’Elysée. Cet entretien – qui aura duré trente minutes – s’est déroulé en présence des ministres du travail Xavier Bertrand et de l’industrie Eric Besson.
Jeudi matin, Nicolas Sarkozy s’était déjà entretenu avec M. Varin. « Je me suis entretenu hier soir et ce matin avec Philippe Varin et je peux vous annoncer qu’il n’y aura pas de plan social en France chez PSA », a-t-il déclaré. Il a également assuré que les deux mille salariés concernés par le plan seraient « tous reclassés », à l’intérieur ou à l’extérieur du groupe.
Quant à l’avenir de la recherche et du développement, « il n’est pas question que PSA réduise ses dépenses de recherche en France. Je souhaite au contraire qu’elles puissent encore s’accroître », a ajouté Nicolas Sarkozy.

On sait pourquoi il ne peut y avoir de plan social, simplement par le fait que cela coûte cher …à l’état .Doit-on rappeler qu’en 2007 PSA avait été soumis à la taxe Delalande , pour licenciements déguisés de salariés de plus de 50 ans…cette taxe a été supprimée en 2008 , l’état n’a donc aucun moyen de lutter contre ce qui sera , il ne faut pas en douter , un plan social même s’il n’en porte pas le nom..
Il n’y aura pas de convention  » état/PSA « , les reclassements vont se faire comme cela se fait déjà avec des départs volontaires, des primes incitatives, départs avec projets personnels etc…etc… pourquoi en être étonné cela dure depuis 5 ans chez PSA. Sauf qu’aujourd’hui les sous-traitants sont également touchés, le système des vases communicants ne pourra donc pas fonctionner.

Cela me rappelle  » l’affaire  » Michelin et la conclusion de Jospin, à l’époque premier ministre : « l’Etat ne peut pas tout faire !! », ce qui est vrai, mais entre ne peut pas tout faire et ne rien faire, il y a une nuance de poids. Qui d’entre nous n’a pas constaté depuis plus de 50 ans la chute accélérée de l’industrie dans notre pays.
Cela a commencé dans les années 60 avec le textile et les mines de charbon, et depuis cela n’a pas cessé ….Nous n’avons jamais vu un des décideurs anticiper la désertification d’une région .La Franche-Comté se voit, à son tour, touchée par une nouvelle baisse des emplois industriels, et en face ?aucun autre pôle industriel performant et de pointe ne peut pallier à cette hémorragie.
Que disent-ils les pontes politiques de tous bords qui nous abreuvent depuis 40 ans (M.Boulloche Député-Maire de Montbéliard le disait déjà !!) de leur désir de voir fleurir un deuxième pôle d’emplois pour pallier à la mono-industrie ? Ca n’est pas de déclarations d’intention dont le pays de Montbéliard a besoin, c’est d’une vraie politique de ré-industrialisation dans des secteurs de pointe et porteurs de valeur ajoutée. On avancera ça n’est pas simple …encore faudrait-il avoir déjà essayé … il y a de nombreux secteurs où nous nous contentons de prestations de service sans jamais se poser la question d’un nouveau pôle PRODUCTIF.

Le pays de Montbéliard a besoin de PME innovantes, dans des secteurs complémentaires, non liées à l’automobile, c’est une question de volonté politique et de réformes structurelles. Et comme c’est une région où les hivers sont parfois rudes, pourquoi ne pas mettre sur pied un vrai plan d’isolation des bâtiments basée sur la « laine de bois  » (filière à créer) dans cette région où les forêts sont abondantes ? et sur la fabrication de chauffe-eau solaires, de panneaux solaires, les pistes sont à creuser, à faire naître, avec la volonté d’aboutir pas de communiquer…

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par , vendredi 18 novembre 2011

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