Aux USA aussi…ça patine !!

dollar

Les négociations patinent à Washington au « super-comité » parlementaire censé assainir les finances publiques américaines, qui n’a plus que quatre jours pour se mettre d’accord.

Les 12 membres – six démocrates et six républicains – de cette commission doivent rendre publiques leurs propositions lundi, avant de les voter le 23 novembre.

Démocrates et républicains disent ne pas vouloir céder sur leurs principes mais continuent de négocier en coulisses. Les vétérans des joutes parlementaires pensent qu’un accord sera, comme souvent, trouvé dans les dernières heures.

« Je crois que le super-comité ne nous surprendra pas. Ils vont arriver soit à une impasse, soit à un accord a minima », a dit le président de la Fed de Saint-Louis, James Bullard.

La dette publique des Etats-Unis a franchi jeudi la barre des 15.000 milliards de dollars.( 11 250 milliards d’euros…)

Les douze élus doivent proposer des mesures de réduction du déficit d’un montant minimum de 1.200 milliards de dollars (890 milliards d’euros) sur les dix prochaines années.

S’ils échouent, le budget de Washington sera automatiquement amputé de cette somme, les coupes budgétaires concernant à parité l’armée et des programmes fédéraux. Ce principe était inclus dans l’accord trouvé le 31 juillet par les deux partis pour relever le plafond de la dette américaine.

Les républicains, partisans d’un Pentagone fort, semblent les plus inquiets de cette perspective. Ils craignent aussi que, faute d’accord sur la fiscalité, Barack Obama n’augmente d’autorité les impôts sur les plus riches avant l’élection présidentielle de 2012.

L’absence d’accord choquerait l’opinion publique, déjà lassée des querelles politiciennes cet été, et les investisseurs, qui doutent de la capacité de Washington à faire des choix exigeants au moment où la crise de la dette dans la zone euro handicape les marchés financiers.

« Il faudrait regarder en Europe », a mis en garde James Bullard. « Un jour, cela arrivera aux Etats-Unis et il faut s’y préparer et nos hommes politiques, de part et d’autre, ne sont pas prêts. Ils ne pensent pas qu’ils auront un jour du mal à emprunter sur les marchés internationaux, mais ils se trompent. »

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par , jeudi 17 novembre 2011

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